Yoga, quand votre pratique devient toxique – Ep.1 Protégez votre colonne !

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Pourquoi pratiquez-vous le yoga ? Personnellement, je pratique tout simplement parce que ça me fait beaucoup de bien, à tous les niveaux !

Mais quand je vois le nombre de professeurs de yoga ayant commencé à pratiquer il y a 20/30 ans qui ont aujourd’hui une prothèse de hanche, des problèmes de genoux ou de dos j’ai été amenée à sérieusement réfléchir sur cette pratique et ses bienfaits.

Plutôt que de jeter le bébé avec l’eau du bain, j’ai choisi de pratiquer en toute sécurité en évitant de répéter de manière inconsciente certains mouvements potentiellement « toxiques » pour moi. C’est la raison pour laquelle je suis avec tant d’attention les enseignements de Blandine Calais-Germain : forte de son expérience de thérapeute et de danseuse, elle sait précisément les dommages que peuvent causer des mouvements mal exécutés, au quotidien comme dans une pratique corporelle.

Ce que j’apprends au fil du temps m’a donné envie de partager quelques pépites avec vous, et d’ouvrir une série d’articles sur le sujet :

YOGA, QUAND VOTRE PRATIQUE DEVIENT POTENTIELLEMENT TOXIQUE

Episode 1 : Protéger sa colonne vertébrale !

La colonne vertébrale c’est certes une empilement en alternance de vertèbres avec des disques, mais aussi le lieu de passage de la moelle épinière et de sortie des nerfs rachidiens.

Je rappellerai juste ici que la moelle épinière est le prolongement de notre cerveau : elle transmet les informations nerveuses hors de la boite crânienne vers le reste du corps. Vous voyez l’importance du sujet ?!

Entre chacun des petits os qui s’empilent pour constituer notre colonne vertébrale, il y a un disque intervertébral : une sorte particulière d’articulation qui permet l’amortissement et la répartition de la pression entre la vertèbre du dessus et celle du dessous. Il est composé d’un anneau fibreux et élastique et d’un noyau plus gélatineux.

A chaque mouvement d’incurvation (flexion, extension, inclinaison latérale sur le coté), les vertèbres vont « pincer » un coté du disque (l’avant, l’arrière, le petit coté de la courbe) à et « chasser » le noyau de l’autre coté.

yoga moelle épinière disques intervertébral

La répétition du mouvement use et fragilise progressivement les anneaux du disque qui se déshydrate. Mais comme le disque n’est ni vascularisé ni innervé, il ne vous prévient pas du tout de son état, pas plus qu’il ne se répare.

A force (ou avec la force), le noyau peut même finir par s’en échapper (surtout vers l’arrière ou sur les cotés), c’est la hernie discale.

La douleur apparaît généralement lorsque le disque compresse un nerf (sciatique par exemple) ou un ligament voisin : ce sont eux qui vous préviendront que le dommage a été causé. Une seule option alors : LE REPOS, le temps d‘apaiser l’inflammation.

Bon ok, maintenant que vous le savez, comment faire pour l’éviter me direz vous ! C’est là où la prévention au quotidien me paraît fondamentale

Un peu de biomécanique

Blandine Calais-Germain m’a enseigné que :

Ce que le disque intervertébral supporte particulièrement mal ce sont les « incurvations en charge avec déport, sur un petit rayon de courbure », surtout si elles sont répétées trop souvent, trop fort et/ou avec des vibrations.

L’incurvation c’est le fait de sortir la colonne de son axe et de ses courbures physiologiques : arrondir le dos, allonger un coté et raccourcir l’autre, creuser le dos… Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas le faire, au contraire, le mouvement c’est la vie ! Il est sain d’avoir une colonne mobile en tout sens.

Il faut juste éviter de cumuler les facteurs aggravants  :

  • la charge : la colonne porte son propre poids. On n’est pas en charge lorsque qu’on est allongé sur le dos par exemple. On décharge également une partie de la colonne lorsque que l’on prend appui sur un support (un bloc, un bolster, une table…) ou sur soi même (nos genoux lorsqu’on se penche en avant, une hanche sur le coté…).Notez qu’on augmente la charge quand quelqu’un appuie (ou s’assoie !) sur notre dos déjà en charge.
  • avec déport : ça veut dire qu’on déplace le centre de gravité de la colonne par rapport à celui du reste du corps sans support. Par exemple lorsque l’on se penche en avant la charge est maximale lorsque le dos est parallèle au sol, d’autant plus qu’on a les bras au dessus de la tête : le bras de levier augmente.
  • sur un petit rayon de courbure : êtes vous en train de passer au dessus d’un petit ou d’un grand ballon imaginaire ?

Le fait de le faire une fois n’est pas le problème, vous l’aurez compris. Le problème principal, c’est la répétition.

Qu’est ce que cela signifie en pratique & au quotidien ?

yogathérapie yoga prévention lombalgie sciatalgiePour vous qui me lisez la maintenant, assis, ça veut dire par exemple ne pas laisser le bas et/ou le haut de votre dos s’arrondir !!!

C’est aussi prendre appui sur une main par exemple lorsqu’on récure sa baignoire 😉

Je ne vous fais pas un topo sur la manière de soulever des objets lourds du sol, tout le monde sait aujourd’hui qu’il faut plier les genoux, pousser dans les jambes pour se relever avec le dos droit, n’est ce pas ?

Tous ces petits gestes dont on prend conscience jour après jour, je considère que c’est du yoga 🙂

Sur le tapis, cela veut par exemple dire, pour moi qui suis peu souple, une vigilance accrue sur le chemin et à l’arrivée de toutes les flexions avant pour mes disques en zone lombaire, mais aussi dans toutes les postures où on entendrait « laisse partir la tête », que ce soit en avant (pour mes disques cervicaux) ou en arrière (pour mes articulations interapophysairses, c‘est un autre sujet).

Cela veut aussi dire ne pas s’affaisser d’un coté dans les incurvations latérales, mais au contraire chercher à allonger le « petit » coté autant que le grand, et peut être même décharger une partie de la colonne en s’appuyant au sol ou sur un bloc si on est assis, sur sa propre hanche si on est debout.

Et pour « repupler »/réhydrater mes disques, il y a un exercice que j’affectionne particulièrement, c’est ce que Blandine Calais-Germain appelle l’assouplissement longitudinal, pour offrir à ma colonne quelques minutes d’alignement en décharge. Carine Castet le partage avec vous ici 🙂

Il y a tant d’autres exemples, je suis vraiment curieuse de connaître vos habitudes de geste corporel préventif, partagez les s’il vous plait !

Margerie - Yoga, méditation & Santé

Ma passion ? Etudier le corps, l'esprit & la nature humaine ! Mon métier ? Partager avec vous les outils que j'apprends sur mon chemin pour apprivoiser nos émotions et notre mental, maintenir ou rétablir notre Santé. J'anime ainsi La Minute Yoga dans l'espoir de vous permettre de pratiquer le yoga et la méditation un peu chaque jour. Pourquoi ? Découvrez-le dans mon guide...

 

Libérez vos fascias !

Libérez vos fascias !

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Les fascias, kesako ?

Longtemps peu considérés, les fascias sont l’enveloppe de nos muscles, de nos organes et de nos glandes, ils sont partout sous la peau. C’est un réseau blanc et fibreux de tissu conjonctif qui joue à la fois un rôle de cloisonnement, de transmission de force et de tension, de glissement et de tenségrité.

C’est un peu comme la peau très fine qui sépare les quartiers de l’orange, mais aussi celle qui constitue chaque « sac » de pulpe.

Aujourd’hui on tend même à le considérer comme un système à part entière qui bouge avec nos mouvements et se déforme avec nos attitudes (extérieures comme intérieures). En effet, le corps ne connaît pas vraiment les distinctions faites par l’homme avec son scalpel que nous appelons muscles, tendons ligaments etc.

Comment se comportent vos fascias ?

Ils se comporteraient comme un fluide non newtonien, c’est à dire qu’il ne régit pas comme de l’eau notamment. Ainsi, toute perturbation va créer des vibrations qui laissent une trace… pensez alors à l’impact d’un traumatisme corporel, voire émotionnel sur vos fascias. Voici ce que cela donne en image, on voit même l’effet d’un stress trop important à la fin, c’est impressionnant…de quoi motiver pour pratiquer le yoga régénérateur quelques minutes chaque jour !

Les fascias sont plus ou moins visqueux et élastiques selon les endroits (la bande ilio-tibiale a ainsi moins de souplesse que le tendon d’Achille) mais il y a toujours une petite possibilité de mouvement. Si le mouvement va trop loin trop brusquement, le fascia se « bloque » pour se protéger (et protéger les structures environnantes) ; si l’on force encore, il se déchirera.

Pour entretenir ses fascias il est important de travailler tant leur élasticité (leur « effet rebond », comme dans la course ou le saut) que leur plasticité. Cette dernière qualité suppose des étirements lents et tenus un certain temps. Pensez à un sac plastique que l’on distendrait doucement.

Les fascias sont de précieux outils sensoriels

Récemment, nous avons découvert que les fascias sont l’un des organes sensoriels les plus importants pour la proprioception.

Très innervés (six à dix fois plus que le muscles), ils jouent un rôle fondamental dans la perception de la douleur, et seraient responsables de nombres de douleurs chroniques.

Entretenez la santé de vos fascias !

L’absence d’activité physique comme des attitudes corporelles systématiques les figent progressivement.

L’ostéopathie et le yoga permettent de travailler sur ces tissus. Cela se fait progressivement car, comme toujours, le vivant a besoin de temps pour évoluer durablement. Tom Myers m’a enseigné qu’il fallait entre 6 et 24 mois pour que les fascias se réorganisent.

Ce dont nos fascias ont souvent besoin, c’est d’être réhydratés (votre tendon d’Achille est composé d’eau à 63%). Pour cela, on utilise notamment des mouvements de compression/décompression, un peu comme avec une éponge ! Ainsi le liquide stagnant et les déchets sortent lorsque l’on « presse l’éponge » et les tissus se gorgent d’un liquide plus nourricier lorsque l’on relâche cette pression.

En yoga, j’utilise différents accessoires (bloc, balle, ballon, roller foam…) pour travailler spécifiquement certaines zones que je sais particulièrement sujettes au stockage de tensions (fascia plantaire, fascia lata, fascia des ischio-jambiers, fascia thoraco-lombaire  etc.). En yogathérapie, dans le cadre d’une relation individuelle, nous pouvons même aller chercher les zones où vous accumulez votre stress plus spécifiquement encore.

A vous de jouer !

Essayez par exemple de faire rouler une balle (de tennis, de squash…) sous la plante de l’un de vos pieds, (sans appuyer trop fort, l’idée n’est pas de casser les fibres !). Commencez par le talon, puis le coté externe en faisant des allers-retours du talon vers les orteils, en vous décalant progressivement vers l’intérieur du pied.

Respirez bien, sans éviter les zones peut être un peu plus sensibles, ce sont elles qui ont le plus besoin de ce soin particulier. Envoyez leur votre souffle.

Puis prenez le temps d’observer si vous ressentez une différence entre un pied et l’autre…si les effets de cette action se répercutent à d’autres endroits de votre corps…

Et passez à l’autre pied 😉

Vous avez un exercice favori en ce moment pour libérer vos fascias ? S’il vous plait, partagez-le avec nous !

 

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Le yoga au premier semestre de la grossesse

Le yoga au premier semestre de la grossesse

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Yoga en début de grossesse

Le premier semestre de la grossesse est une phase de fabrication : un litre de sang supplémentaire, des ligaments, les muscles abdominaux s’allongent, le bébé se développe…

La fatigue ressentie est donc plutôt une « fatigue dynamique » (post accouchement ce sera une fatigue de récupération).

La pratique du yoga pendant cette période doit donc prendre cela en compte, afin de dynamiserbooster la future maman. La pratique de postures debout, les enchainements dynamiques, les postures en appui sur les poignets, les bras sont des postures dynamisantes (elles marchent bien pour tous en hiver aussi ;))

Le chant de mantras est aussi très bénéfique : tonifiant, il fait travailler la respiration et le muscle diaphragme tout en créant des vibrations internes très agréables et apaisantes pour le bébé. A faire sans forcer naturellement.

A vous de jouer

Et vous, que pratiquez-vous ? Que faites-vous pratiquer à vos élèves pendant cette période de la vie d’une femme ? N’hésitez pas à partager votre expérience dans les commentaires.

 

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Protéger son périnée au quotidien

Protéger son périnée au quotidien

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Comment protéger son périnée au quotidien ?

Je vous parle ici des situations dans lesquelles le périnée reçoit trop de pression. Une fois ce n’est pas grave, c’est la répétition qui peut devenir problématique : à force d’appuyer fortement sur les muscles et tissus du périnée, les organes qui sont suspendus au-dessus risquent de les distendre et de les rendre inefficaces.

Des situations entrainant ce genre de pressions ? Eternuer, rire, parler fort, crier, héler, chanter, avoir le hoquet, bloquer sa respiration et « pousser »… mais que faire ?

Le yoga nous amène à affiner notre conscience de notre propre corps. Apprenez à reconnaître et sentir les différents muscles du périnée et leur action en vous, exercez-les sur le tapis, mais aussi au quotidien pour trouver l’effort juste de réponse tonique et musculaire aux évènements de chaque instant, mais également la détente car l’élasticité est tout autant importante que la réactivité pour cette zone si particulière.

A vous de jouer !

Par exemple, imaginez une corde reliant le bas de votre pubis (l’os à l’avant du bassin) à la pointe de votre coccyx (notre reliquat de queue ?) et essayez de les rapprocher. Relâchez progressivement puis complètement, avant de reprendre tranquillement une nouvelle fois.

Puis trouvez vos « os des fesses », les ischions, sur lesquels vous êtes peut-être assis maintenant, et cherchez à les rapprocher. Relâchez progressivement puis complètement avant de reprendre, puis d’alterner, et enfin de combiner cela avec l’action précédente.

Voila l’enregistrement de cet exercice que vous pouvez faire plusieurs fois par jour, ça prend 3 minutes. Avec la pratique vous cesserez de faire un drôle de tête pendant l’exercice … et vous pourrez vous entrainer n’importe où, n’importe quand, même dans le métro 😉

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Les courbures physiologiques de la colonne

Les courbures physiologiques de la colonne

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Le développement de l’espèce humaine comme la croissance de l’enfant font progressivement apparaître deux types de courbures dans le rachis : les courbures primaires (convexe en arrière, cyphose) et secondaires (concave en arrière, lordose).

On parle ainsi de courbures « primaires » pour l’occiput, la zone thoracique et le sacrum, qui subsistent de la grande courbe fœtale en flexion. Elles ont un rôle de protection pour les organes qui y sont contenus et sont généralement peu mobiles.

A l’inverse, on parle de courbures « secondaires » pour les zones lombaires et cervicales, qui se forment plus tard, par le mouvement lui-même à l’occasion du redressement de la tête pour les cervicales, de la station debout et de la marche pour les lombaires. Elles sont plus mobiles et servent de liaison dynamique.

La colonne vertébrale stricto sensu est donc constituée d’une succession de trois courbures physiologiques: lordose lombaire, cyphose dorsale, lordose cervicale. Les points de changement de courbure, appelés charnières, ont une mobilité particulière.

Il n’est pas souhaitable d’effacer ces trois courbures physiologiques qui donnent à la colonne 10 fois plus de résistance à la charge que si elle n’en possédait aucune. L’effacement de la lordose lombaire parfois préconisée dans certains types de travail physique diminue en effet de moitié cette résistance en charge.

Au niveau lombaire, lorsque la courbe concave vers l’arrière formée par le sacrum et la colonne lombaire est accentuée, on parle de lordose (« cambrure ») ; lorsqu’elle est diminuée dans le sens de la rectitude, on parle de délordose (« décambrure »).

Peu importe le rayon de chacune des courbures physiologiques, propre à la morphologie de chacun, l’important est avant tout d’avoir une colonne souple et adaptable.

A vous de jouer

Passez une main dans le dos pour sentir vos différentes courbures physiologiques puis bougez un peu en tout sens, sentez-vous vos courbes changer de forme, des zones plus mobiles que d’autres ?

 

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Sentir la contraction abdominale basse

Sentir la contraction abdominale basse

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Les muscles abdominaux s’insèrent sur le bassin (pubis ou crêtes iliaques) mais ils n’ont pas tous une partie contractile dans cette zone basse, entre le pubis et trois doigts sous le nombril. Parfois on perd un peu la force et le capacité de contraction volontaire de cette zone-là.

Pourtant son engagement devrait biomécaniquement suivre celui du périnée pour permettre des contractions abdominales remontantes (l’inverse étant hyperpressif, il est à éviter en position verticale et devrait se limiter au massage viscéral en position allongée).

En pratique

Pour sentir cette zone, placez d’abord vos deux mains l’une sur l’autre sous le nombril, au dessus du pubis. Sentez la chaleur sous vos mains, vous pouvez même frotter un peu toute la zone pour la réveiller sensoriellement.

Puis visualisez la flamme d’une bougie devant vous….soufflez-la doucement….. puis laissez vous inspirer, « en ouvrant les narines », comme si vous respiriez une fleur…… Et tranquillement recommencez. Vous sentez sous vos mains, tout au début de l’action, le bas ventre qui est ramené vers la colonne vertébrale ? A l’inspiration cette zone qui se détend ?

Si l’image ne vous parle pas, essayez de « faire des bulles sous l’eau »

Vous sentez ? un peu ? une intention de mouvement peut être ? Les sensations augmentent progressivement avec la pratique, persévérez !

 

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Un ligament, qu’est-ce que c’est ?

Un ligament, qu’est-ce que c’est ?

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Si l’on s’en tient à l’appareil locomoteur, un ligament est un cordon fibreux qui relie un os à un autre. Le plus souvent, c’est un simple épaississement de la capsule articulaire, dont le ligament fait donc partie.

Il est composé de tissu conjonctif, dont les fibres, essentiellement de collagènes, ont toutes la même direction.

Les ligaments ont à la fois un rôle de contention mécanique et de support d’information sensitive.

En effet, il participe à la stabilité de l’articulation en résistant aux tractions grâce aux fibres de collagènes. Mais s’il est soumis à trop de tension ou de traction, le ligament peut alors se distendre ou se déchirer, c’est l’entorse.

Le ligament est également très riche en récepteurs nerveux sensitifs de la proprioception. Sensible à la pression, à la tension, à l’accélération, il permet ainsi au cerveau de savoir où se situe cette partie du corps dans l’espace.

En cas d’entorse, le système nerveux sera donc endommagé à cet endroit, ce qui explique que les entorses se répètent souvent au même endroit, les informations sensitives perçues et émises par la zone étant devenues moins fiables.

Conclusion : il ne faut jamais chercher à étirer un ligament !

En revanche, notre hygiène corporelle, notre posture au quotidien peut amener certains ligaments à rester « plissés », selon l’expression de Blandine Calais-Germain, de manière chronique, il est alors utile de travailler à leur redonner leur amplitude initiale.

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La respiration abdominale, prêt(e) à passer le pas ?!

La respiration abdominale, prêt(e) à passer le pas ?!

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La respiration abdominale

En yoga, on insiste autant sur l’importance de la respiration thoracique, dans les côtes (pour l’énergie, la tonicité, le maintien) que de la respiration abdominale.

Pour celle-ci, le concept est simple : il suffit de laisser aller et venir le ventre au rythme de la respiration.

Cette respiration calme, apaise. Elle fait passer le système nerveux autonome en mode parasympathique ou « repos et digestion ». Le diaphragme est libre de descendre. Les organes abdominaux sont « massés » par les mouvements de la respiration, facilitant leur fonctionnement.

Pourtant, il n’est culturellement pas si facile de « lâcher le ventre ». Par notre éducation ou du fait de la société dans laquelle nous vivons, nous avons toujours tendance à garder un tonus dans cette zone.

Prêt à passer le pas ?

Alors, ne serait-ce que le temps de 3 respirations, essayez de simplement lâcher le ventre, sans forcer… observez ce qui se passe…il est tout à fait possible que des émotions se présentent, physiquement, mentalement : observez-les elles aussi, ressentez comment elles se manifestent et évoluent…..elles ne font que passer…

A reproduire chaque fois que l’on ressent le besoin de se calmer un peu ; au réveil, pour commencer la journée en conscience ; le soir, à volonté pour s’endormir !

 

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Qu’est-ce que le périnée ?

Qu’est-ce que le périnée ?

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Savez vous ce qu’est le périnée ?

Physiquement, c’est une sorte de hamac musculaire qui forme le plancher de notre bassin, donc du tronc. Il contient notamment les viscères. Contrairement aux idées reçues, le périnée n’est pas l’apanage des femmes, les hommes aussi sont dotés de cet ensemble musculaire. Mais comme il est ouvert sur l’extérieur chez la femme, c’est une zone de prolapsus fréquente qui fait plus souvent parler d’elle.

Biomécaniquement, il agit en synergie avec le diaphragme lors de la respiration, répondant à son action d’abaissement à l’inspiration et à son retour à l‘expiration.

C’est également là que l’on pourra activer mulabandha (le centre tendineux du périnée).

Energétiquement, selon la tradition yogique, c’est le siège du premier chakra, muladara, lié à notre enracinement, notre survie, notre sécurité.

Emotionnellement, c’est un lieu chargé particulièrement pour la femme, dans lequel nombre de tensions et traumatismes peuvent être stockés. Trop ou pas assez de tonicité peut perturber la grossesse ou l’accouchement.

Il importe d’en prendre soin, de savoir le protéger contre l’hyperpression chronique, mais aussi contre l’hyper ou l’hypotonicité et donc de travailler tant sa force que sa souplesse, en coordination avec les muscles du corps qui lui sont synergiques (qui travaillent ensemble).

A vous de jouer :

INSPIREZ……EXPIREZ……peut-être sentez vous l’effet de votre respiration dans votre périnée ? Essayez pour quelques respirations de ressentir ce « hamac » recevoir la légère pression de vos organes, sans forcez naturellement 🙂

Vous trouverez aussi ici une pratique pour travailler votre périnée.

 

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Les muscles abdominaux

Les muscles abdominaux

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C’est un groupe de 4 muscles de la face avant du corps. Ils agissent à la fois sur le squelette (relation entre le bassin et la cage thoracique) et sur les viscères abdominaux (à l’expiration « forcée » notamment).

Disposés en couche, ce sont, du plus profond au plus superficiel : le transverse de l’abdomen, le petit oblique, le grand oblique et le grand droit (celui de la tablette de chocolat). Nous avons un exemplaire de chacun de ces muscles à droite et à gauche. Les deux cotés sont relayés entre eux par un enchevêtrement de tissus (des aponévroses, parfois appelées fascias), qui les entourent également sur toute la largeur, permettant le glissement des couches les unes sur les autres.

transverse yoga abdominaux

Le transverse, par Blandine Calais-Germain

Le système est complexe et doit être d’autant plus équilibré (en tonicité, capacité de relâchement et coordination) que les abdominaux sont des muscles posturaux qui agissent en synergie avec les muscles du dos pour nous maintenir érigée en position verticale. Trop toniques ou raccourcis, ils vont entrainer une compression de l’abdomen,  une flexion de la colonne et donc aussi une pression supplémentaire sur le périnée. Trop faibles ou chroniquement étirés, le bassin partira vers la rétroversion, emmenant la colonne en extension, surtout en zone lombaire basse (L5/S1, je parie que cela parle à beaucoup d’entre vous, soit par connaissances théoriques, soit par expérience (douloureuse) pratique !).

En yoga, ils sont donc beaucoup sollicités dans les asanas, il est donc important de les travailler intelligemment pour pouvoir les utiliser à bon escient sur comme en dehors du tapis. C’est notamment ce que propose la méthode Abdos sans risque® que nous enseignons à Regarde le ciel.

A vous de jouer !

Pour les détendre, vous pouvez par exemple pratiquer la respiration abdominale. Pour les renforcer, essayez de sentir la contraction abdominale basse 🙂

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« Respire par le nez »

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La respiration nasale

En yoga, nous respirons généralement par le nez. Mais pourquoi insiste t’on sur ce point ?

Lorsque nous inspirons par le nez, l’air entre par les narines puis traversent les muqueuses nasales, à l’intérieur desquelles se trouvent des dizaines de petits poils, comme des cils. Ils filtrent l’air pour éviter que des impuretés entrent à l’intérieur du corps, et le réchauffent, ce qui nous économise de l’énergie pour l’assimiler ensuite. Respirer par le nez a donc pour effet de purifier l’air que nous respirons et de le mettre à température corporelle.

Le passage de l’air à travers ce « filtre » naturel a aussi pour effet de freiner un peu le flux de l’air (les muqueuses et les cils offrant une résistance au passage de l’air). Cela permet donc tout naturellement d’allonger la durée de l’inspiration comme celle de l’expiration. Et comme en yoga, surtout dans notre monde moderne, nous cherchons à « ralentir », notamment le souffle, la respiration par le nez est l’un des outils nous permettant de parvenir à cette fin.

A vous de jouer !

Essayez quelques instants, portez votre attention sur votre souffle…. Peut être sentez vous le passage de l’air frais à l’entrée dans les narines ? Sa sortie à une température différente ?

Pour aller plus loin, vous pouvez respirer une fleur 🙂

 

Margerie - Yoga, méditation & Santé

Ma passion ? Etudier le corps, l'esprit & la nature humaine ! Mon métier ? Partager avec vous les outils que j'apprends sur mon chemin pour apprivoiser nos émotions et notre mental, maintenir ou rétablir notre Santé. J'anime ainsi La Minute Yoga dans l'espoir de vous permettre de pratiquer le yoga et la méditation un peu chaque jour. Pourquoi ? Découvrez-le dans mon guide...

 

Le Geste anatomique®

Le Geste anatomique®

Si vous arrivez pour la première fois sur La Minute Yoga, recevez votre Guide du Yoga au Quotidien et découvrez comment intégrer le yoga et la méditation dans votre vie de tous les jours. Pour télécharger gratuitement ce guide, cliquez ici.

Le Geste anatomique® est une gamme de mouvements en constante évolution, créée depuis plus de 20 ans par Blandine Calais-Germain, kinésithérapeute mézièriste, pédagogue de renom, professeur de danse, et auteur, notamment des livres Anatomie pour le MouvementLe périnée féminin et l’accouchementAbdos sans risque, et Respiration : anatomie, geste respiratoire.

Véritable collection de mouvements basés principalement sur l’observation de la structure anatomique du corps, et recherchant le respect de cette structure, le Geste anatomique® est aussi marqué par un style certain de créativité. On y apprend la qualité du geste, pour mieux utiliser son corps dans la vie quotidienne.

Geste anatomique

Le Geste anatomique® a pris la forme de techniques de mouvement à part entière, que nous enseignons à Regarde Le Ciel sous le nom de Gammes corporelles, qui nous est apparu plus poétique !

Geste anatomique ados sans risque

Abdos sans risque® : une série de mouvements qui visent à travailler les abdominaux sans risque pour le périnée, la paroi du ventre et les disques intervertébraux. On y pratique tour à tour l’étirement, la tonification, le relâchement, l’alternance des huit muscles abdominaux.

Cervica Geste anatomiqueCervica® : une série de mouvements qui visent la région du cou, région malmenée aujourd’hui par les écrans ommniprésents et le mode de vie sédentaire.

! Par extraits dans nos cours, bientôt en intégralité  !

Geste anatomique sinoviSinovi® : une série de mouvements qui s’adressent spécialement aux articulations, pour y retrouver ou conserver un glissement facile, des amplitudes de mouvement confortables et parfois inatendues, une aisance dans la coordination des mouvements.

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